Conseil municipal : public ou huis-clos ?
La Lanterne-et Les Armonts, une commune où il fait bon vivre et où le conseil municipal fait preuve d’ouverture et de sens du dialogue
(On ne demande qu’à y croire)
Jeudi 24 septembre à 20 h 30, ayant par hasard eu connaissance de la convocation du conseil municipal ce jour-là (en effet, pour connaître les dates de ces réunions, je ne vois pas d’autre solution que de passer au tableau d’affichage tous les trois jours : pratique !), prenant notre courage à 6 mains, nous (soussignés) nous sommes présentés à la mairie pour exercer notre droit de citoyen : assister à cette fameuse réunion.
Nous avons été accueillis par M. le Maire avec un chaleureux : « Y’en a qui savent pas lire ! » (par cette réflexion, il jouait tout-à-fait son rôle de médiateur). Explication : la convocation affichée portait la mention « Huis clos en raison de la crise sanitaire. » à part que (renseignements pris en préfecture le matin même), M. le Maire ne devait pas prendre lui-même a priori la décision du huis clos, mais la proposer à son conseil en début de séance.
La délibération du conseil fut donc rapidement prise en faveur du huis clos à l’unanimité des 7 conseillers présents, sans autre justification que « crise sanitaire », même si la place dans la salle permettait aisément d’installer le nombreux (!) public en respectant la distanciation sociale.
Devant la nécessité de nous éclipser, nous nous sommes permis de suggérer que dans ces conditions, il serait peut-être correct que le conseil publie un compte-rendu de ses débats plus étoffé que le résumé « sommaire » auquel nous sommes habitués depuis de nombreuses années.
Un petit florilège des réponses :
- « dans les villages alentour, c’est la même chose. (à vérifier!)
- vous connaissez des villages où l’information est mieux faite , vous n’avez qu’à aller y vivre. Merci du conseil, M.le Maire.
- une personne rémunérée pour sa fonction : « je travaille demain, moi » (eh oui, nous, nous sommes retraités et n’avons que ça à faire de perdre gratuitement le temps des autres. Notre intervention a duré en tout 10 minutes.)
- nous n’avons que ça (registre des délibérations), nous ne pouvons pas vous donner autre chose. Suggestion : vous pouvez rédiger un compte-rendu un peu plus complet. Réponse d’une conseillère : ah non, je n’en ferai pas plus.
- si vous voulez des informations, venez les chercher dans le registre des délibérations (à part que pour ça, il faut viser les heures d’ouverture de la mairie.) »
Conclusion de cette enrichissante discussion : statu quo, on continue à faire comme on a toujours fait.
Pourquoi les conseillers se sont-ils sentis agressés par notre présence ? Mystère… Notre démarche n’était pas une critique, mais une demande légitime d’informations plus détaillées et compréhensibles sur leur travail. Quel dommage que nous n’ayons pas été compris…. Et un peu plus de respect des citoyens n’aurait pas nui !
Lundi 28 septembre : coup de théâtre ! Au tableau d’affichage figurent :
– Un compte-rendu bien rédigé
– Copies du registre des délibérations de la réunion du 24 septembre.
On aurait pu faire l’économie des réflexions désagréables…..
Sylvie et Bernard Claudel, Véronique Grandmougin
Consignes sanitaires à géométrie variable : quand ça arrange, on applique, par exemple pour refuser aux administrés d’assister au conseil ! 36 poids, 36 mesures :
Le 15 mars, jour des élections, les gestes barrières et le reste ont été ignorés toute la journée “On n’est pas à Paris, ici”
Pas de masques à la permanence au début du mois ni le maire ni la secrétaire (aujourd’hui, ça dépend sans doute de qui se présente, si on est “entre nous” c’est-à-dire avec les copains, pas besoin…)
Par contre le Covid, c’est bien pratique pour délibérer en privé.